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GeoIP ou GPS : choisir le bon signal de localisation

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Quand s’appuyer sur la géolocalisation par IP, quand demander la position de l’appareil, et comment combiner les deux sans irriter les utilisateurs ni sortir du cadre réglementaire.

# GeoIP ou GPS : choisir le bon signal de localisation

Ces deux signaux ne répondent pas aux mêmes questions et n’ont pas du tout le même coût, ni pour l’utilisateur, ni pour le produit.

GeoIP

  • Aucune friction. Pas de demande d’autorisation, aucune action côté utilisateur, disponible dès les premiers octets de la requête.
  • Une précision limitée. Très fiable à l’échelle du pays, plus approximatif au niveau de la ville.
  • Une vérité réseau. Indique par où sort la connexion, ce qui est précisément ce dont on a besoin pour détecter les abus.

Localisation de l’appareil

  • Très précise. On parle en mètres, pas en zones métropolitaines.
  • Coûteuse. Elle impose une demande d’autorisation explicite, qu’une part importante des utilisateurs refuse.
  • Sous contrôle de l’utilisateur. Facile à falsifier sur un appareil rooté ou avec des outils de développement.

La bonne combinaison

Utilisez GeoIP pour tout ce qui doit se décider avant même que l’utilisateur n’ait interagi avec le service : choix de la devise, langue par défaut, routage pour réduire la latence, filtrage de conformité ou première évaluation du risque. Réservez la demande de localisation de l’appareil aux usages qui exigent réellement de la précision, comme le retrait en magasin ou le calcul d’une zone de livraison, et déclenchez-la au bon moment, avec un contexte clair.

Lorsque vous disposez des deux signaux, c’est leur désaccord qui devient intéressant. Un appareil qui affirme être à Madrid alors que la connexion sort d’un datacenter à Singapour raconte une histoire bien plus utile que chacun de ces éléments pris séparément.

Posture de confidentialité

Une localisation déduite de l’adresse IP est une donnée personnelle au sens du RGPD dès lors qu’elle peut être rattachée à une personne. Cela ne la rend pas inutilisable, mais impose de justifier son usage, de le limiter et de le documenter. Quelques règles pratiques :

  • Résoudre la localisation au moment de la requête, puis conserver la décision plutôt que les coordonnées brutes.
  • Ne jamais construire d’historique de déplacement par utilisateur à partir des données IP, sauf finalité clairement énoncée et durée de conservation encadrée.
  • Garder le niveau de granularité le plus faible qui répond au besoin. Le pays suffit dans la plupart des cas.

Guarda a été conçu dans cet esprit : les recherches sont résolues en temps réel et les résultats ne sont jamais conservés de notre côté. La seule trace d’une décision est donc celle que vous choisissez délibérément de garder.

Un réglage par défaut concret

Pays via l’IP à chaque requête. Ville via l’IP pour l’analytics. Localisation de l’appareil uniquement derrière une demande contextualisée. Et pour la détection d’anomalies, combinez les signaux au lieu de chercher à remplacer l’un par l’autre.

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