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Géolocalisation IP et vie privée : la checklist RGPD vraiment utile

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Dans l’Union européenne, les adresses IP sont des données personnelles. Voici comment continuer à utiliser la géolocalisation de manière conforme, sans créer une base de surveillance.

# Géolocalisation IP et vie privée : la checklist RGPD vraiment utile

Les régulateurs européens considèrent qu’une adresse IP est une donnée personnelle dès lors qu’elle peut être rattachée à une personne. La géolocalisation qui en découle suit donc le même régime. Cela ne rend pas la géolocalisation inutilisable — cela impose simplement de l’encadrer sérieusement.

Choisir une base légale et la documenter

Pour la prévention de la fraude et la sécurité réseau, l’intérêt légitime est généralement la base la plus adaptée ; il est d’ailleurs explicitement mentionné au considérant 47. Pour la personnalisation, l’intérêt légitime peut aussi se défendre lorsque le traitement reste peu granulaire et que l’utilisateur garde la possibilité de le corriger ou de le refuser. Faites une fois le test de mise en balance, par écrit : on vous le demandera tôt ou tard.

Minimiser le champ, pas seulement la durée de conservation

Posez-vous la bonne question : quel est le niveau d’information le moins précis qui permet de résoudre le problème ? Dans la plupart des cas, le pays suffit. Si vous n’avez besoin que du pays, ne stockez ni ville ni coordonnées. Cette seule décision réduit une grande partie du risque.

Conserver les décisions, pas les requêtes

Il est rare d’avoir une bonne raison de garder un historique, utilisateur par utilisateur, de toutes les localisations résolues. Conservez plutôt le résultat : règle déclenchée, devise affichée, vérification imposée, avec des entrées résumées. Vous gardez une piste d’audit exploitable, sans accumuler une responsabilité inutile.

Guarda applique ce même principe à sa propre infrastructure : les requêtes sont résolues en temps réel et les résultats ne sont pas conservés de notre côté. Nous comptons l’usage, pas les personnes.

L’indiquer clairement dans la politique de confidentialité

Votre politique de confidentialité doit expliquer que vous déduisez une localisation approximative à partir des adresses IP, pour quelles finalités, et pendant combien de temps les éventuelles données associées sont conservées. Un paragraphe clair suffit.

Prévoir les demandes d’exercice des droits

Si vous pouvez rattacher un enregistrement de localisation à un utilisateur, vous devez être capable de l’exporter et de l’effacer. En stockant des décisions plutôt que des données brutes, cette obligation devient une formalité au lieu de se transformer en chantier.

Sous-traitants et transferts

Un fournisseur de géolocalisation qui reçoit les adresses IP de vos utilisateurs agit comme sous-traitant. Vérifiez où il opère, inscrivez-le dans votre registre, et assurez-vous qu’un DPA est bien en place. Un prestataire qui conserve vos requêtes appelle une discussion beaucoup plus approfondie qu’un prestataire qui ne les garde pas.

La checklist

  • [ ] Base légale documentée
  • [ ] Champ le moins précis possible utilisé
  • [ ] Décisions conservées, requêtes brutes non conservées
  • [ ] Durée de conservation définie et appliquée
  • [ ] Politique de confidentialité mise à jour
  • [ ] Fournisseur référencé avec un DPA

Six lignes, et la géolocalisation cesse d’être un sujet de conformité anxiogène.

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